Les horaires pleins on n’en sort pas vraiment. Si vous manquez de temps cliquez sur ce lien et réfléchissez.
J’espère que vous l’apprécierez comme moi.
Yué
Les horaires pleins on n’en sort pas vraiment. Si vous manquez de temps cliquez sur ce lien et réfléchissez.
J’espère que vous l’apprécierez comme moi.
Yué
Avec le temps des fêtes qui arrive, j’ai décidé de me gâter et d’analyser non pas une, mais deux publicités de jouet. J’ai donc entre les mains un bel exemple de séduction appliquée aux enfants. Je suis tombée sur ces deux annonces de jouet en regardant la télé que mes frères avaient laissée ouverte sur un poste de dessins animés anglais.
La première est une annonce de Zhu Zhu Pets. Elle s’adresse à un public féminin majoritairement. Tout est utilisé dans la publicité pour rendre attirant le produit pour les jeunes filles. D’abord, on voit un groupe de petites filles qui jouent et qui rient avec les jouets. Ensuite la musique enfantine et mignonne qui joue à tue-tête parce que le volume des annonces est toujours 2 fois plus haut que celui de l’émission. Et enfin les petits bruits mignons que font les créatures. On crée une image d’un produit mignon et populaire pour des filles. Bien entendu, on donne plus d’importance à cette image qu’au jouet même. Voyez par vous-même.
C’est ensuite que tout devient étrange. Quand, peu de temps après, une publicité pour un autre jouet a joué : une publicité pour les Kung Zhu. Pour ceux qui ne comprennent pas encore où je m’en vais, je vous laisse le plaisir d’écouter la pub.
C’est là que je suis tombée sous la surprise. Come on! Qui n’a pas remarqué que le Kung Zhu est exactement le même jouet que le Zhu Zhu Pet, mais dans un emballage différent. Ici, on joue la carte contraire. On met des idées appréciées par les garçons en valeur comme le fait que tu peux « entrainer » ton jouet à faire des combats avec des armures de robot. La musique à beaucoup plus de tension pour rappeler les émissions de télé appréciées des garçons de cet âge. On évite de mettre trop d’intérêt sur la petite créature sous l’armure, et on montre le combat et les jeunes garçons qui s’amusent.
Il est clair que l’on utilise la pub pour séduire deux clientèles différentes avec le même jouet. On le présente seulement d’une façon différente avec des accessoires différents et VOILÀ! On fait une publicité qui s’adresse précisément à une clientèle, mais le même produit est vendu un peu plus loin presque pareil à une autre clientèle tout à fait différente.
Yué
À notre dernier cours de Théories de la communication de masse, nous avons abordé les théories de Noam Chomsky. En regardant la télévision, j’ai été étonnée de ce que j’y ai vu : un gros tas d’exemples concrets pour cette théorie que nous venons tout juste de voir et en plus en lien avec la communication de masse. Pour ceux qui ne sont pas dans le cours ou qui ne me suivent déjà plus, je m’explique.
Ce dont Chomsky parle c’est du fait que l’on fabrique l’opinion du public. Le gouvernent et les autres formes de pouvoir choisissent ce que l’on va présenter comme partie de l’information et comment on va la présenter pour obtenir une certaine sorte de réaction du public. Le slogan est tout particulièrement utilisé dans ce sens. On donne une belle tournure à la question que l’on ne veut pas que les gens se posent et on le tourne en affirmation. Pour m’éloigner des nombreux exemples en lien avec la politique que nous avons abordé en classe, j’ai choisi comme exemple de slogan celui de la compagnie Pepsi. Puisqu’il soutient bien la mise en exemple. On éloigne le client de questions comme, que pensez-vous de nos produits, en donnant le slogan « Ici, c’est Pepsi ». On apporte ici une affirmation. On donne aussi le mot « ici » qui (notez bien) englobe tous les endroits et donc tout le monde. Le slogan veut donc dire tout le monde boit du Pepsi. Pas de question, c’est vrai. Sauf qu’en vérité, c’est faux, mais ce n’est pas ce que le slogan laisse entendre. Tout le monde en boit alors boit en tout aussi. Surtout, ne te demande pas vraiment si c’est bon pour toi, fais-le.
Toutefois, la partie que j’ai le plus appréciée du dernier cours c’est quand on a parlé du fait que les slogans étaient, la plupart du temps, vides de sens. Un excellent exemple de slogans qui sont vides sont ceux des compagnies de voitures. Mazda bat probablement des records de vide de sens avec le sien : « Vroum-Vroum ». Mais on peut aussi penser à celui de Honda (La puissance des rêves), Suzuki (Un mode de vie) et à nombre d’autres que je ne prendrai pas le temps de nommer ici. Sérieusement, écoutez un peu la télévision et vous allez voir qu’ils sont tous plus absurdes les uns que les autres. D’abord, parce que c’est toujours de façon détournée qu’on vous vend les voitures. On vous vend par le slogan un mode de vie, une attitude, dans le fond bien des choses SAUF une voiture. La voiture est associée à ces idées et c’est comme ça que l’on rend attirant telle ou telle marque de voiture pour une personne. Et ensuite, tout simplement parce qu’ils n’ont pas de sens. Quel est le sens derrière « Vroum-Vroum »? Rien. Ça n’a aucun sens. Seulement ça sonne bien et ça fait référence à une voiture.
Je vous l’avais bien dit que la télévision supporte bien les idées de Chomsky.
Yué
Un des sujets de la semaine passée dans notre cours de Théories de la communication de masse m’a donné à réfléchir. C’est cette réflexion que je pose ici dans cette entrée de blogue. Nous avons parlé au dernier cours de la privatisation de la vie publique et de son phénomène inverse la publicisation de la vie privée.
La privatisation de la vie privée, c’est ce que l’on peut traduire par le fait que les activités qui se faisaient avant en public se font maintenant en privé. Tout ce que l’on faisait dans des lieux publics où l’on était entouré de gens, il est maintenant possible de le faire chez soi. Par exemple, autrefois le seul moyen d’écouter un film était en public dans un cinéma. Aujourd’hui… Bien aujourd’hui, il existe des cinémas-maison impressionnants. On peut aussi penser au magasinage de Noël (pour être un peu thématique) qui, autrefois, se faisait toujours dans des magasins bondés jusqu’aux oreilles. Aujourd’hui, il y a encore beaucoup de magasins bourrés de monde, mais on peut aussi magasiner par catalogue, ou encore mieux par internet. Même l’école peut devenir privée. C’est le cas des cours par correspondance. Je peux même donner en exemple mon cours de scénarisation où le prof nous donne des cours à écouter en ligne. Aucun besoin de se lever pour aller au cours, tu peux l’écouter quand tu veux et où tu veux.
Le résultat de tout cela, c’est que les gens sont de plus en plus séparés les uns des autres. Il y a de moins en moins d’interactions en public. Nous sommes atomisés.
Ce phénomène se produit en même temps que son inverse : la publicisation de la vie privée. Les activités privées, elles, deviennent de plus en plus publiques. L’exemple parfait de ce phénomène, c’est ce « cher » « bon » Facebook. On retrouve sur Facebook des vies privées à profusion, étalées là, au regard du premier venu, avec des images en plus. Il n’y a pas de meilleur moyen de rendre ta vie privée… publique. Les vies des stars de la télévision étalées pour nous dans les magazines à potin sont un autre parfait exemple de vies privées qui sont devenues on ne peut plus publiques.
Toutefois, aussi publique qu’elle puisse être, la vie privée des autres ne peut pas remplacer une relation avec ces personnes. Tu as beau lire tout sur la vie de « Valérie29 » sur Facebook, cela ne pourra jamais remplacer une vraie relation avec la vraie personne. Dans des conditions où il n’y a plus de vraies relations entre les gens, des problèmes se posent. Si ton mode de vie est ainsi fait que tu n’as presque plus de relations avec les gens de ton entourage, tu ne peux pas faire de relations avec les gens. Mais alors, quand un problème se pose à toi que faire. Lorsque tu es seul dans ta chambre en train de travailler sur le travail à remettre le lendemain matin et que tu bloques sur un problème, ce ne sont pas tes 200 amis Facebook qui vont pouvoir t’aider. Si tu ne connais pas ceux qui suivent le même cours que toi et qui sont possiblement en train de finir le même travail que toi, il est peu probable que tu aies une réponse convenable. Au contraire, si tu te trouves à l’école en train de terminer le même travail, mais avec 5 de tes collègues de classe les conditions ne sont pas les mêmes.
Si la vie publique devient privée et que la vie privée devient publique, que faut-il penser? Où est rendue la ligne entre le privé et le public. Si je raconte sur Facebook mon aventure de magasinage de cadeaux de Noël en ligne, dans laquelle des deux sphères est-ce que le magasinage en ligne entre?
Yue
En lisant le billet de The Prof « Pour une “littératie sexuelle”? », je ne pouvais la rester sans réagir. Je trouve que l’idée d’enlever les cours d’éducation sexuelle était totalement incroyable et stupide. Bien entendu, les problèmes auxquels on se frotte maintenant étaient complètement inévitables et je m’explique. C’est que tout ça, c’est en lien avec les médias.
Les images à nature sexuelle, on en voit partout et les messages qu’ils véhiculent sont tout aussi variés. Mais ses messages, ils sont faux. Les images du sexe transmis dans les médias sont en général très éloignées de la réalité. On en montre tous les aspects positifs sans le négatif. La représentation qu’on en fait est de toutes pièces fausse.
Or comme nous l’avons vu dans le livre Simulacre et Simulation de Baudrillard, les gens ont aujourd’hui perdu leur capacité de projection psychologique. Ils ne veulent pas faire face à un problème, ils le regardent à la télévision. Ils ne sont plus capables de se faire leur propre opinion du problème, ils adoptent le point de vu des médias sans discuter. Les gens adoptent le simulacre que l’ensemble des médias crée par les images comme étant la réalité. Le prolongement de cette tendance pour ce qui touche l’éducation sexuelle pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Plutôt que de chercher à avoir des informations sur le sujet en posant des questions à de vraies personnes, les jeunes adoptent seulement et simplement les images des médias comme ce qui est la réalité. Or, on le sait tous bien, les images transmises par les médias sont fortement biaisées. Il découle donc plusieurs de problèmes d’une telle association.
Le problème est que sans formation et sans connaissances aucun moyen de contester les idées transmises. Ce n’est pas pour rien que les grands dirigeants gardaient les masses dans l’ignorance. Tout simplement parce que l’on est plus facile à contrôler dans l’ignorance. J’appuie donc The Prof et pense que d’offrir au jeune une « littératie sexuelle » serait une très bonne idée. Même leur donner une littératie médiatique pourrait également aider.
Parce qu’il faut savoir pour contester et remettre en question, alors apprenons!
Yué
En lisant le billet de Father of Jazz « Show us to fight back ! », je me suis sentie inspirée à mon tour. Je trouve qu’il apporte un point très intéressant en rapport avec le fait que nous avions tous les yeux rivés sur la projection PowerPoint au lieu de regarder Louis-Paul lors de ce 5e cours qui portait justement sur ce sujet. Et la question qu’il soulève à la fin m’a tout de suite interpellée. « Ne sommes-nous pas aliénés par cet écran géant, au local D-307? Ne serions-nous pas plus heureux sans lui? »
Je me suis instantanément demandé si l’écran avait un rôle à jouer dans cette histoire. Est-ce que l’écran est vraiment le responsable qui attire toute notre attention?
C’est comme ça que je me suis mise à penser à mon secondaire. Je m’explique : dans mon école secondaire, il n’y avait pas de projecteurs ou d’écrans pour présenter des Power Points. Les enseignants écrivaient toutes les notes à la main au tableau. Cependant, les élèves ne regardaient pas vraiment plus le professeur qui expliquait pour eux la matière. Ils suivaient ce qu’il écrivait au tableau. Quand ce n’était pas le tableau, c’était les notes de cours pré-imprimé. En général dans les cours, les questions, personne n’en pose. Chacun est isolé face à ce que le professeur tente de lui faire apprendre. Isolés, mais tout de même tous collés dans un micro local. Décidément, les cours ressemblent au spectacle.
Où bien est-ce que les élèves sont tellement habituées au spectacle qu’ils recréent par leur attitude une atmosphère de spectacle dans les locaux de classe? Alors qu’ils ont en face d’eux l’information, la pensée de quelqu’un et sa forme écrite, ils choisissent la forme écrite. Ils choisissent l’image de la pensée, écran ou non. Il faut toutefois dire que la façon dont les cours sont donnés n’aide pas non plus. En effet, pour bien réussir ses cours, il faut prendre des notes. Toutefois, quand on prend des notes, on ne regarde pas le professeur. Il me semble que nous serions tellement plus enclins à donner toute notre attention au professeur si nous n’avions pas à prendre toutes ces notes alors qu’il parle.
Pour en revenir à l’écran. Je ne crois pas que c’est de sa faute si nos regards sont au loin des professeurs. Toutefois, il serait également faux de penser qu’il n’y est absolument pour rien non plus. C’est certain, il aide à capter notre attention. Toutefois, la société nous met tellement constamment face au spectacle et nous y sommes tellement habitués que nous transformons en spectacle tout ce que nous pouvons. (C’est-à-dire que nous choisissons l’image à la réalité quand nous avons les deux dans la figure.) Mais là, on se rapproche de l’idée de Baudrillard dans Simulacre et Simulation qui dit que nous avons perdu nos facultés de projection psychologique et que nous choisissons donc un simulacre de la réalité à la réalité elle-même.
Sentez-vous libre de me contredire ou de m’appuyer.
C’est comme ça que je vois les choses.
Yué
En étudiant pour l’examen de mon cours de théorie de la communication de masse de la semaine passée (19 oct.), je suis retombée sur une partie de mes notes qui m’a donné une idée. Il s’agit de la partie sur la société de consommation telle que vue par Baudrillard. Il y parle de l’objet qui a complètement changé de rôle avec le temps. L’objet qui est devenu incarnation du bonheur; on pense que posséder les objets nous rendra plus heureux. L’objet que l’on utilise pour simuler notre statut social. (Comme le fait d’avoir telle marque de voiture nous fait paraitre plus riche.)
C’est surtout le passage sur le changement dans la durée de vie des objets qui m’a intéressée. Il y raconte en gros qu’autrefois, les objets survivaient aux sociétés qui les construisaient, alors qu’aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas. On voit une grande succession d’objets passer entre nos mains et devenir désuets tous plus vite que les autres. Les objets sont devenus éphémères. Ils sont faits pour arrêter de fonctionner, pour être remplacés après un certain nombre d’années : leur désuétude est calculée.
C’est qu’en relisant, j’ai pensée à un objet de ma vie quotidienne qui était un des meilleurs exemples de la désuétude calculée. Calculée au point tel où l’on sait, au jour près, la date où il devient désuet. Et même, peu importe leur âge, tous les exemplaires de cet objet deviennent désuets la même journée. Je parle des consoles de jeux vidéo. Leur principale désuétude n’est pas liée à leur âge ou au fait qu’elles aient arrêté de fonctionner (même si ça arrive parfois). Elle est plutôt liée au moment ou la prochaine génération de console arrive sur le marché. Pourquoi, les consoles de jeux plus que les ordinateurs ou les iPod? Parce que même si mon iPod est vieux, je peux y mettre la dernière chanson de mon artiste préféré. Un vieil ordinateur est déjà plus limité. Il est plus lent et ne peut plus jouer les jeux plus demandant, mais il pourra jouer de nouveaux petits jeux très longtemps. Il peut aussi poursuivre ses autres activités sans problèmes. La console de jeux, elle, peut jouer tous les jeux pour ladite console sans distinction. Toutefois quand la console suivante sort (ou autour de cette date) les compagnies arrêtent de faire des jeux pour la vieille console. Alors, si tu veux le nouveau jeu, il te faut la nouvelle console. Et puis, la seule utilité de la console est de jouer les jeux. Si elle ne peut plus le faire, elle est désuète. Elle est désuète, même si tu l’as achetée il y a un mois.
Je ne vois pas vraiment d’exemple plus frappant de la désuétude calculée.
C’est pour nous faire dépenser. C’est la société de consommation.
Yué
La semaine passée, dans mon cours de communication de masse, nous avons abordé la théorie de Guy Debord dans son livre La société du spectacle. Je trouve toujours intéressant lorsque l’on peut adapter de vieilles théories à notre époque actuelle, et ce, sans aucune difficulté. Par exemple, ici je n’ai eu aucune difficulté à voir qu’il était facilement possible d’associer le spectacle dans la théorie de Debord à un phénomène très actuel : les jeux multijoueurs en lignes. (Plus particulièrement les MMORPG, les jeux de rôle massivement multijoueurs en ligne.)
D’abord, ces jeux sont des plus représentatifs de l’art d’unir de façon séparée. Qu’est-ce qui nous sépare plus que de jouer chacun chez soi devant son ordinateur? Vous êtes seul dans une pièce et même parfois même dans votre maison ou votre appartement, mais vous avez tout sauf l’impression d’être seul. Tout ça parce que sur le web vous êtes avec des gens. Où est-ce vraiment le cas? Vous avez l’impression d’être avec des gens, mais vous ne les connaissez pas. Vous savez d’eux que ce qu’ils ont envie de vous faire croire qu’ils sont ou ce qu’ils ont envie de vous dire.
Un autre des aspects du spectacle de Debord que l’on retrouve dans ces jeux en ligne est que le spectateur s’éloigne de sa réalité banale pour se projeter dans une réalité plus attrayante. Un jeu avec des aventures où il est possible d’être tout ce que vous voulez être, de ressembler à ce que vous voulez, moi, je ne vois pas vraiment comment faire plus intéressant. Il est parfois même possible de créer des relations entre personnages. Cette vie ne pourrait être plus fictive, mais elle en est d’autant plus intéressante que la vie normale. Vous la personnalisez à votre désir et si vous faites un raté, il y a toujours moyen de recommencer.
Dans ces jeux, tout n’est qu’images contrôlées par les autres joueurs et par les compagnies qui font les jeux. Toutes les relations que vous avez avec les autres par ces jeux sont des relations par le biais des images, des relations irréelles qui n’appartiennent pas à la réalité.
Enfin, ce lien, c’est moi qui le fais, mais il serait probablement très curieux d’avoir les opinions de Debord s’il avait vécu à l’époque des jeux massivement multijoueurs en ligne.
Yué
Vous vous souvenez probablement, il y a quelques années de la sortie de la Wii de Nintendo avec sa manette tout à fait hors du commun. Une manette qui a un très bon potentiel, avec son capteur de mouvement et ses options de pointage. Dans le fond une manette qui a réinventé la façon de jouer aux jeux vidéo. Est-ce vraiment le cas?
Je considère que la Wii a vraiment apporté une révolution. Aujourd’hui, c’est encore plus évident que la manette de la Wii a lancé une nouvelle vague. C’est évident tout simplement parce que cette année sont ou vont sortir deux nouveaux périphériques de console. Je parle bien entendu de la Move de la PlayStation 3 et de la Kinect de la Xbox 360. Deux périphériques qui sont manifestement inspirés de la Wii.
Lorsque l’on regarde la manette de la Move, on voit immanquablement la manette de Wii avec une boule lumineuse au bout. Ou bien presque. Cependant, il est vrai que les ressemblances entre les deux manettes sont frappantes. En tout cas, c’est ce que je trouve. Si l’on rajoute la deuxième partie de la manette, la ressemblance devient de plus en plus frappante. La Move combine un capteur de mouvement et une caméra pour un contrôle plus précis que celui de la Wii.
*La manette de la Move avec sa boule bleue comparé avec la manette de la Wii (version noire).
Pour ce qui est de la Kinect, l’idée est un peu plus originale. Elle n’utilise aucune manette et permet simplement de contrôler le jeu avec les mouvements de son corps. Au moins, cette fois-ci, plus moyen de tricher en faisant bouger la manette d’un simple coup de poignet pour jouer au baseball (comme il est trop facile de faire avec la Wii). Toutefois, je reste perplexe à cette idée. Sans aucun bouton, il me semble que les possibilités de jeux sont moins grandes. Comment faire un jeu où le personnage se déplace dans un monde sans aucun bouton pour diriger le personnage dans ce monde?
Pour en revenir à l’influence de la Wii, il me parait évident que sa manette a lancé une nouvelle façon de jouer aux jeux vidéo. Avant la Wii, il n’y avait principalement que des manettes avec un nombre de plus en plus impressionnant de boutons. Et après la Wii… et bien après la Wii sont venues la Move et la Kinect. L’avantage de la Wii, c’est d’avoir réduit le nombre de boutons pour donner un contrôle plus instinctif. La Move et la Kinect à leur tour, essayent d’améliorer ce côté instinctif, le mouvement plutôt que simplement peser sur un bouton. Je suis certaine que nous allons voir dans les années à venir (surtout avec la prochaine génération de consoles) de toutes nouvelles façons de jouer par le mouvement. Et la vague initiée par la Nintendo continuera à croitre.
Il viendra bien vite le moment où nous n’aurons plus le choix de nous lever de nos sofas pour nous jeter dans le jeu. Selon moi, c’est une très bonne chose.
Yué
Si vous aimez comme moi les jeux vidéo, vous vous êtes probablement déjà arrêté devant un mur de jeux vidéo ne sachant plus vraiment lequel choisir. Vais-je choisir le tout nouveau venu de « telle » série ou la nouvelle série de « telle » compagnie? Vais-je acheter un jeu neuf entre 50 et 60 $ ou 2 à 3 vieux jeux à 20 $? Est-ce que je vais encore trouver ce jeu lorsque je vais arriver à mon anniversaire? (Certains jeux disparaissent très vite des magasins et il devient très difficile de les trouver par la suite.) Ces questions sont parmi celles que je me pose le plus souvent quand je veux dépenser un peu d’argent pour des jeux vidéo. C’est qu’il y a tellement de choix. Ou bien est-ce seulement une illusion?
Si je vous décris sommairement un jeu vidéo sauriez-vous me dire de quel jeu je parle?
Dans ce jeu, on commence un niveau (monde, carte) avec une série de personnages dont chacun a des habiletés qui dépendent de sa catégorie. On les déplace dans un monde quadrillé et il faut choisir le bon personnage avec les bonnes habiletés et l’approcher d’un ennemi. Ensuite, on lui dit quoi faire, on regarde une petite animation, chaque personnage reçoit du dommage et on continue, ainsi de suite en parcourant la carte jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’ennemis.
Si vous avez répondu Fire Emblem vous avez raison! Et si vous avez dit Luminous Arc vous avez également raison. En fait, il y a un nombre étonnant de jeux vidéo qui pourrait coller à cette définition.
Ce que je pense c’est que peu importe que vous jouiez sur une Wii sur une Xbox ou sur une PlayStation, vous aurez affaire aux mêmes types jeux dans des « emballages » différents. Par emballage, je parle de choses comme le style des personnages, le graphisme, l’histoire qui conduit de niveau en niveau ou la difficulté. Cet emballage est ce qui nous fait dire qu’un jeu est différent d’un autre, alors que dans le fond ils sont pareils. On a une structure de jeu habillé d’une autre façon.
À mon avis, il n’y a plus de doute qu’on parle ici d’illusion de choix. On nous donne l’illusion d’avoir du choix pour nous faire dépenser. Par exemple, si tu as le choix entre 4 jeux vidéo tu en choisiras peut-être 1. Si tu as le choix entre 50 ou 60 jeux, tu en voudras beaucoup plus! Bien entendu, dépenser n’est pas nécessairement une mauvaise chose. C’est même très important pour que l’argent roule et que notre système capitaliste ne s’effondre pas. Cependant, il est vrai que nous sommes manipulés par l’illusion du choix. On nous donne l’impression de pouvoir choisir alors que, peu importe nos choix, nous sommes en face de produit très semblable.
D’un autre côté, peut-être est-il plus intéressant de jouer à plusieurs jeux presque pareils que de rejouer exactement le même jeu tout le temps. Et puis, vu la difficulté de trouver des idées complètement nouvelles, on peut, à la limite, trouver des histoires moindrement nouvelles dans un jeu semblable.
Yué